14.10.2008

"On trouve plus facilement de l'argent pour les banques que pour la vie quotidienne des gens"

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François Bayrou répondait, ce matin, aux questions de Jean-Michel Aphatie sur RTL. Il a confirmé qu'il voterait dans la soirée à l'Assemblée nationale le plan de sauvetage des banques de Nicolas Sarkozy.

Mais a déploré que l'on trouve "plus facilement de l'argent pour les banques que pour la vie quotidienne des gens".


http://www.rtl.fr/fiche/2147660/francois-bayrou-je-voterai-le-plan-de-sauvetage-des-banques-de-nicolas-sarkozy.html

13.10.2008

Où va-t-on trouver les 360 milliards de garantie?

Au sortir du conseil des ministres extraordinaire, le président de la République a annoncé que la France allait affecter un total de 360 milliards d'euros au maximum pour soutenir les échanges interbancaires et pour renforcer les fonds propres des banques affaiblies par la crise financière. Selon lui, l'Etat français apportera une garantie "payante" des prêts interbancaires jusqu'à 320 milliards d'euros. Et d'ajouter, "Il faut débloquer le marché entre banques. L'argent ne circule plus". enfin, cette annonc globale est assortie d'une mesure importante : "l'Etat français consacrera jusqu'à 40 milliards d'euros de garanties pour recapitaliser les banques qui seraient en difficulté", a-t-il ajouté.

Mais au fait, qui est l'Etat français, si ce n'est vous et moi?
Mais cet "Etat français", c'est bien celui qui en 2007, accusait un déficit des comptes publics de 2,7 %? une dette publique de 63,9 % du PIB. L'Etat français est passé de la 11ème à la 14ème place sur 15 pour les déficits publics, et de la 8ème à la 5ème place pour le volume de sa dette ! Autrement dit, nous nous rapprochons de la dernière place s’agissant de la hauteur de nos déficits publics et du podium pour l’importance de notre endettement !

Le niveau atteint par la dépense publique dans notre pays prive, aujourd'hui, l'Etat de marge de manoeuvres importantes pour faire face aux défis de demain pour investir dans l'innovation et la recherche ou pour réagir aux fluctuations conjoncturelles, reflet de dysfonctionnements structurels de notre économie. Mais où va-t-on trouver 360 milliards?