22.10.2008
La réalité des chiffres
La communauté d'Agglomération de Montpellier présentait hier les résultats d'un récent sondage sur le rapprochement des communautés de Montpellier, Pays de Lunel, Pic Saint Loup, Cep et Sylves et Pays de l'Or.
Suite à un premier sondage favorable à 57% au rapprochement des communes de Sète, Meze et Montpellier, l'institution a confié à la Sofres, ce second questionnaire dont les grandes lignes sont les suivantes. La création d'une grande agglomération aurait des conséquences positives dans 5 domaines principaux :
- amélioration des transports (81%)
- accès aux loisirs, sports et à la culture (71%)
- utilisation des équipements publics (66%)
- venue de nouvelles entreprises (64%)
- développement du tourisme (62%). Lorsque l'on sait que notre région est la 3ème destination touristique en France avec un chiffre d'affaire de près de 7 milliards d'euros, soit 15% de notre PIB, on comprend mieux que les sondés aient été sensibles à cet argument!
Les rétissances, elles, portent sur 2 points : la crainte de la perte d'identité des communes, l'augmentation des impôts.
Sur ces deux points, si les traditions perdurent dans l'ensemble du territoire de l'agglomération tel qu'il est défini actuellement (viticulture, soutien aux clubs taurins, promotion et développement du tambourin, fête des vignes, fêtes de la truffe, fête de l'olive), les rétissances peuvent apparaître plus légitimes lorsque l'on voit que la communauté d'agglomération de Béziers va créer un impôt communautaire.
Pour répondre à ces deux aspects et à bien d'autres, je vous propose que nous nous retrouvions régulièrement sous la rubrique : l'agglo, comment ça marche?
Expliquer le fonctionnement et surtout la réalité d'une institution sur votre quotidien, sur votre qualité de vie, voilà l'ambition de cette rubrique
10:54 Publié dans Montpellier Agglomération | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : agglomération, montpellier
13.10.2008
Séance du 29 septembre 2008

Monsieur le Président,
Mesdames, messieurs,
Chers collègues,
Si la loi fait obligation pour, désormais toute collectivité, y compris l'Etat de présenter un débat d'orientation budgétaire, elle reste muette quant au contexte dans lequel il doit être présenté et pour cause!
Présenter un document, tel que celui-là, qui par essence fixe un cap, n'est pas un exercice facile. Car le débat d’orientation budgétaire a lieu cette année dans un contexte économique, social et environnemental, national et international, de plus en plus dégradé et rapidement évolutif.
Un contexte international, tout d'abord.
Contrairement à ce que l'on a pu entendre, la crise financière internationale ne s'arrêtera aux fontières de la France. Un mouvement de fond, essentiellement dû à l'organisation des systèmes bancaires anglo-saxons, conjugué aux politiques de « stop and go » des marchés pétroliers, est en train de se révéler, aussi, en France. Face à cela, le gouvernement français est impuissant. Il est impuissant, parce que le contexte national est, déjà préoccupant!
En 2007, le déficit des comptes publics est passé de 2,4 à 2,7 %, et la dette publique de 63,6 % du PIB à 63,9 ; la France est passée de la 11ème à la 14ème place sur 15 pour les déficits publics, et de la 8ème à la 5ème place pour le volume de sa dette ! Autrement dit, nous nous rapprochons de la dernière place s’agissant de la hauteur de nos déficits publics et du podium pour l’importance de notre endettement !
Le niveau atteint par la dépense publique dans notre pays prive, aujourd'hui, l'Etat de marge de manoeuvres importantes pour faire face aux défis de demain pour investir dans l'innovation et la recherche ou pour réagir aux fluctuations conjoncturelles, reflet de dysfonctionnements structurels de notre économie.
Il faut que nos concitoyens comprennent que si les marges de manoeuvre de l'Etat sont étroites, celles des collectivités aussi. C’est le même contribuable, le même assuré social, ce sont les mêmes déficits qui pèsent sur les mêmes enfants dans les mêmes conditions!
Nous avons tous oublié que la santé financière, comme la santé politique se mesure par le degrés de confiance d'un individu ou d'un groupe d'individu soit dans le marché, soit dans la collectivité.
Cette confiance, c'est ce qui doit guider notre action dans les prochains mois, les prochaines années, non seulement au regard des finances de la collectivité, mais aussi dans notre volonté de porter le projet d'agglomération élargie.
Monsieur le Président, Chers Amis, le Mouvement Démocrate, alors qu'il siégeait sur d'autres bancs, s'est toujours prononcé en faveur d'un élargissement de l'agglomération de Montpellier. Aujourd'hui, je réitère cette volonté et nous l'accompagnerons, parce que le projet est juste, il est équilibré et économiquement nécessaire.
Il est juste, parce qu'il n'est pas besoin de sortir d'HEC, de Sup de Co ou de l'ENACT, pour savoir que les économies d'échelle existent et qu'elles portent leur fruit, dans le public comme dans le privé. L'étude réalisée par le cabinet Klopfer qui nous a été présenté vendredi dernier démontre que ce sont près de 100M€ d'investissement sur 4 ans qui pourraient être réalisés si la fusion avec nos territoires de discussion, se réalise.
Il est équilibré parce qu'il ne dépossède pas les maires de leur compétence sur les permis de construire, ni sur les traditions ancestrales de leur commune Au contraire. Les traditions sont un plus à côté de l'urbain, dans l'offre touristique, par exemple..
Il est économiquement nécessaire, parce qu'après le temps de « l'Etat providence, » arrive le temps des « collectivités providence ». Désormais les recherches d'emplois ne sont font plus à l'échelle de notre pays, mais à l'échelle de nos régions voire de nos agglomération. Elargir l'agglomération de Montpellier, c'est élargir la capacité d'implantation des entreprises, donc élargir les offre d'emplois. C'est donc, aussi, poser toutes les conditions d'un développement économique nécessaire à une politique plus sociale d'implantation de médiathèques ou de services de proximité, dont l'Etat se détourne.
C'est pour cela qu'à celles et ceux qui réclamment un débat public, il faut répondre favorablement. A celles et ceux qui s'inquiètent, il faut leur redonner confiance. Les chiffres le prouvent, distribuons les au plus proches des citoyens, à la foire par exemple.
Oui, nous sommes tous cousins! Mais la campagne de publicité aussi primée soit-elle ne suffit pas à celle seule. Il s'agit, maintenant de solliciter les conseils d'agglomération ou de communauté de communes pour faire une présentation de l'étude du cabinet Klopfer,c'est-à-dire leur confirmer que les budgets des communes ne seront pas alourdis, mais surtout que nos concitoyens contribuables, ne seront pas plus sollicités fiscalement qu'ils ne le sont aujourd'hui..
14:48 Publié dans Montpellier Agglomération | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, agglomération, montpellier

