21.10.2008

Les vieux démonts du logement social



article_logement.jpgPour certains, c'est un camouflet.
Pour d'autre, dont Chritine BOUTIN, "il faut rester serein".

Mais les enseignements à tirer du dernier examen de la loi de "mobilisation du logement" est qu'il a réveillé les vieux démonts des élus locaux, par le biais du logement social.

Dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 octobre, les sénateurs ont supprimé un article du projet de loi qui assimile temporairement à du logement social certaines habitations acquises par des ménages de condition modeste.
Défendue par Mme Boutin, cette réforme reprenait une idée forte de Nicolas Sarkozy, qui, en septembre 2006, avait affirmé que les opérations d'accession sociale à la propriété devraient être considérées comme du HLM.

Cette proposition revenait à modifier substantiellement la loi "Solidarité et renouvellement urbains" (SRU). Promulgué en décembre 2000, ce texte impose à environ 730 communes d'atteindre le quota de 20 % logements sociaux en vingt ans.

De nombreux maires de droite sont hostiles à un tel dispositif qui soumet les municipalités concernées à une ponction financière et les oblige à accueillir des familles pauvres ou modestes sur leur territoire. Ceux de gauche ne sont pas pour autant en reste et force est de constater que certains communes dirigée par des maires de gauche trainent des pieds pour mettre en place cette obligation légale.

Reste à savoir ce que vont faire les députés qui examineront dans les semaines à venir le texte. Une chose est sûre, le débat risque d'être houleux...Mais en attendant, la question du logement social n'est pas résolue et n'est pas partie pour l'être!


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