20.02.2009

Les dernières nouvelles inquiétantes du Comité Balladur

On le sait, le comité que préside d'ancien premier ministre a été chargé par Nicolas Sarkozy de réfléchir à une réforme des collectivités territoriales. Il devrait remettre sa copie dans les dix jours.

Le rapport préconise d'abord des regroupements de régions sur base volontaire, pour n'en constituer plus qu'une quinzaine contre vingt-deux. Les deux Normandies, l'Alsace et la Lorraine, le Poitou-Charentes et l'Aquitaine pourraient ainsi être mariés. Des départements pourraient changer de Région, comme l'Oise qui pourrait rejoindre l'Ile-de-France. D'autres pourraient être scindés, comme la partie orientale de la Seine-et-Marne, qui, selon un proche du dossier, «est moins tournée vers l'Ile-de-France que vers la Champagne-Ardenne voisine». «La concertation sera privilégiée», assure-t-on au gouvernement. Quid du Languedoc-Roussillon?

Autre point clef du rapport, le renforcement des intercommunalités. «Ce sera le nouvel échelon fort de la réorganisation», pronostique un proche du dossier. Avec un seul bémol. Édouard Balladur comme Nicolas Sarkozy souhaitent que la réforme, au moins dans son premier volet, se fasse sans révision de la Constitution. Or l'élargissement des intercommunalités en collectivités de plein exercice nécessite une modification de la loi fondamentale. Un écueil qui pourrait également contrarier certains aspects de la fusion des mandats de conseillers départementaux et régionaux dans celui d'élus territoriaux. Si le principe est préconisé par le rapport, malgré l'opposition de plusieurs membres du comité dont les socialistes Pierre Mauroy et André Vallini, celui d'un mode de scrutin distinct pour les zones urbaines et rurales pourrait être sanctionné par le Conseil constitutionnel. «Cela serait ouvrir la boîte de Pandore et pourrait même remettre en cause les élections sénatoriales», pronostique un élu.


Un nouveau statut de métropole serait également proposé. Une première liste de huit villes (Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Strasbourg, Bordeaux, Nantes et Nice) est avancée mais elle devrait être étendue à une quinzaine d'agglomérations. Paris sera l'objet d'un traitement spécifique, avec la fusion des quatre départements centraux. Le nouvel ensemble disposerait de compétences relevant à la fois de celles du conseil général et de la communauté urbaine. Plus inquiétant, Montpellier ne figure pas dans ces 8 grandes métropoles...

Le rapport sera soumis à un vote du comité mercredi et accompagné de «contributions additionnelles» rédigées par les membres qui se seront opposés à tel ou tel point.

En revanche, on ne sait pas si le comité a intégré les conséquences de la suppression de la taxe professionnelle pour financer ces fameuses Métropole, dont on sait que pour certaines, d'entre elles les budgets se trouvent dans de grandes difficultés...

03.02.2009

Dernières auditions pour les têtes de listes aux Européennes au MoDem

C'est aujourd'hui que François Bayrou termine les auditions des têtes de listes aux élections européennes de juin 2009.
Un rapport du bureau exécutif sera alors soumis à l'approbation des adhérents de notre mouvement à parti du 4 février au soir et juqu'au 7 février à midi.

D'ores et déjà quelques noms circulent :
- Grand Est, Jean-François Kahn et Nathalie Griesbeck, députée sortante en numéro 2
- Ouest : Corinne Lepage remplacerait Philippe Morillon, député sortant, mais ne souhaitant pas se représenter.
- Ile de France, Marielle de Sarnez conduira la liste avec ne numéro 2 son actuel colistier Bernard Lehideux ou Jean Peyrelevade, si celui-ci n'accepte pas de venir dans notre région Sud-Ouest
- le Nord est encore soumis à discussion
et le nom de Lilian Thuram circulerait pour les Dom-tom.

Réponse définitive pour les têtes de liste, demain soir à l'issue du Bureau Exécutif....

01.02.2009

Conseil National et Conférence Nationale au programme du prochain week-end du MoDem

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Le week-end prochain sera important pour notre mouvement.
A la suite de la consultation des adhérents par internet sur la désignation des candidats aux élections européennes, le Conseil National de samedi 7 février soir, auquel j'assisterai, enterinera les noms des candidats au scrutin de juin prochain.
La Conférence Nationale de dimanche à la Mutualité présentera ces candidats.
François Bayrou conclura cette matinée de travail par un discours sur le contexte politique nationale et international actuel.

27.01.2009

Aujourd'hui, Bayrou votera la motion de censure

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François Bayrou a "décidé de voter la motion de censure" contre le gouvernement présentée, mardi 27 janvier, par le groupe socialiste. Il le dit dans un entretien au "Monde", recueilli par Patrick Roger.

"Il y a des moments et des situations où il faut dire haut et fort que ça ne va pas", explique le président du Mouvement démocrate (MoDem), qui souligne toutefois avoir "des différences avec le texte déposé par le PS". "Mais l'essentiel, assure-t-il, est qu'un acte solennel montre au pays qu'un signal d'alarme s'allume. Pour que nul ne puisse dire : nous ne savions pas."

Bayrou relève également que le "contre-plan de relance" présenté par le PS "est assez proche" de l'"architecture" que lui-même propose. "Dès le mois de décembre, considérant que le plan actuel ne suffirait pas, j'ai proposé une politique de relance différente. Premièrement, je plaidais pour un grand emprunt européen de l'ordre de 3 % du PIB. Deuxièmement, je proposais une aide aux familles modestes, un livret d'épargne crise, dont le montant pourrait atteindre 1000 euros. Enfin, je suggérais des investissements, notamment universitaires, ou en termes de réseaux", explique-t-il.

"DES MANQUEMENTS QU'AUCUN RÉPUBLICAIN ET AUCUN DÉMOCRATE NE DOIT POUVOIR ACCEPTER"

M. Bayrou déplore par ailleurs que l'Etat "n'arrête pas de sortir des dizaines de milliards pour les banques, mais sans exiger les contreparties qui s'imposent." Il estime que "l'État ne peut pas mobiliser ces sommes astronomiques sans prendre, en contrepartie, les sièges au conseil d'administration qui doivent lui permettre d'exercer sa part de la gouvernance des établissements, de se faire entendre aussi bien pour la rémunération des dirigeants que pour le soutien au crédit."

Interrogé sur la pratique du pouvoir par Nicolas Sarkozy, le président du MoDem considère que "les atteintes aux libertés se multiplient de façon infiniment inquiétante." "On est à un tournant, assure-t-il. Au début du quinquennat, certains pouvaient soutenir que ces entorses étaient seulement une question de style. Aujourd'hui, c'est une question de textes : on fait entrer dans la loi et dans les institutions des manquements qu'aucun républicain et aucun démocrate ne doit pouvoir accepter."

01.01.2009

2009 : une année pour l'Europe

Il n'est pas de nouvelle année sans voeux. Mais cette année, ils revêtent une importance particulière.
Les voeux que je vous adresse sont des voeux de bonheur, de joie, de santé pour vous et vos proches. Que 2009 soit une année de sérénité, de partage pour chacune et chacun d'entre nous.
Les temps difficiles que nous avons connu dès 2008 ne se sont pas éloignés. C'est à nous de relever les défis qui, dans ce contexte particulier s'ouvre à nous.
Ces défis sont ceux de l'Homme d'aujourd'hui, comme de l'Homme de demain. C'est le défi de l'intelligence, le défi de la recherche, le défi de l'innovation. Pourtant, le repli sur soi est une attitude fréquente durant cette période de crise.
La réponse, quoi qu'on en dise est une réponse collective. L'ouverture à l'autre, l'ouverture aux Etats, l'ouverture au monde sera à n'en pas douter La réponse. C'est pour cela que notre réponse doit être l'Europe!
Bonne et merveilleuse année 2009!

05.12.2008

Message au Conseil Départemental de l'Hérault

Pour celles et ceux qui n'étaient pas au Conseil Départemental de la fédération MoDem de l'Hérault (tout comme moi), voici le message que j'ai souhaité adresser à chacun des membres présents.

"Très chers Amis,

Je regrette de n’être parmi vous ce soir d’installation du nouveau conseil départemental. Mais comme vous le savez, je suis quelqu’un de fidèle et c’est par fidélité que je suis ce soir aux côtés de celles et ceux qui, un moment de leur vie m’ont formé, alors que j’étais étudiante en économie et communication à Aix-en-Provence. Je tenais à leur rendre hommage le soir des 20 ans de cette institution.

Par la voix d’Alain HELLEY, je tiens à vous dire un certain nombre de choses, à la veille d’un conseil national à Paris.

Je tiens à redire tout mon attachement à chacun d’entre vous, mon attachement à notre mouvement, le MoDem. C’est pour cela, que comme je m’y étais engagée auprès de vous et rappelé lors de ma visite à Béziers, le 7 novembre dernier, je ferai un compte-rendu en ma qualité de conseillère nationale des réunions, en me déplaçant sur les territoires qui le souhaitent.

C’est parce que je suis attachée à notre mouvement que je ne peux supporter les sentiments de suspicion qui pèsent sur toutes celles et ceux qui travaillent à l’avancée des idées du MoDem, quelque soit leur territoire d ‘expression. Je demande donc, à chacune et à chacun d’entre nous d’agir en responsabilité, en partage et en écoute des idées de chacun.

En responsabilité d’abord. Nous sommes tous des hommes et des femmes qui avons décidé un moment de donner de notre temps pour l’intérêt général. Il ne peut, en aucun cas, se transformer en intérêt particulier. Il est de notre responsabilité de s’informer avant de porter un jugement qui très souvent est péremptoire et renvoie à une vision binaire des choses : « tu fais parti de mon clan ou tu n’en fais pas parti ». Personnellement, je fais parti du clan « tous avec Bayrou ».

En partage, ensuite. C’est le partage de l’information sur la vie, les orientations, les positions de notre mouvement sur un plan national comme sur un plan local. Masquer, éluder, dissimuler une question est dangereux pour notre mouvement, donc pour chacun des membres du MoDem.

Ecoute des idées de chacun, enfin. Cessons de condamner un tel ou un tel parce qu’il ou elle a une idée, discutons-en échangeons !

Cette philosophie, je sais que beaucoup d’entre vous la partage, mais je tenais à vous redire que tel est mon moteur.

Alors, à la veille des échéances qui sont les nôtres, les élections européennes, je vous propose que nous nous retrouvions lors de la formation sur l’Europe le 13/12 à Nîmes à NîmHotel en ville active. Pour ma part, comme je vous l’avais promis, j’interviendrai sur les institutions européennes.
Ensuite, je veux dire ma disponibilité aux actuels et futurs responsables de circonscription pour que je leur fasse part de différentes expériences d’élus et que nous échangions sur nos expériences. Je veux leur dire qu’en tant que vice présidente à Montpellier agglomération que nous pouvons ouvrir le débat sur l’intercommunalité.

Vous le voyez les chantiers sont grands, ensemble, avec Marc, avec Alain, avec Philippe, avec vous tous nous bâtirons un Mouvement Démocrate héraultais fort. Je compte sur vous !"

10.11.2008

Précisions

Suite à la puce publiée ce matin par Midi Libre, selon laquelle j'aurais été sollicitée pour débattre avec François Bayrou lors de sa venue à Nîmes le 13 novembre prochain, je me dois de préciser cette information.
J'ai été sollicité pour participer au Café Démocrate (comme précisé dans la précédente note), par mes amis gardois, compte tenu des attaches que je garde dans ce département.
Ecouter, voir et échanger avec le président du MoDem est, me semble-t-il un acte normal lorsqu'on exerce des fonctions de conseillère nationale au sein du mouvement.
Enfin, je me permets de rappeler l'objet de la venue de François Bayrou à Nîmes : soutenir Eric Firoud candidat MoDem sur le 1er canton de Nîmes où une cantonale partielle aura lieu le 16 novembre suite à la démission du maire de Nîmes, devenu sénateur ; mandat pour lequel il devait choisir puisque frappé par le cumul des mandats.

28.10.2008

Vers le retour de l'information d'Etat?

b93bd868-a4be-11dd-9bb0-63977e2b23c5.jpgA l'heure où le projet de loi sur le financement de la télévision publique est en discussion, le patron du Service d'information du gouvernement Thierry Saussez souhaite créer une «émission de communication», diffusée «dans l'idéal» sur le service public. Mais pas question de faire de la propagande, promet-il. Mais peut-il réellement en être autrement, lorsque l'on travaille pour le même gouvernement?

Il propose la création d'une «émission de communication gouvernementale à la télévision». Thierry Saussez a rappelé que l'Etat menait des campagnes d'information «depuis 30 ans» sur des thèmes tels que la sécurité routière et l'environnement. Il a souhaité que sous sa direction, le SIG adopte de nouveaux moyens de communication. «Je ne suis pas obligé de faire des spots de publicité Je peux chercher d'autres solutions qui soient plus rapides et plus interactives».

Evidemment, maintenant qu'ils en seront plus diffusé sur les chaines publiques, l'impact ne sera pas le même!!!.

Pour Carole Petit, déléguée SNJ de France Télévisions, qui s'est dite «sidérée», «ce genre de proposition est très grave. C'est de la communication officielle et c'est comme si les journalistes ne faisaient pas leur métier d'explication. Quand on voit déjà la pression qui existe dans la loi sur l'audiovisuel avec la désignation-révocation du président de France Télévisions par l'exécutif, on n'est pas surpris par ce genre de proposition».

Mais ce que l'on sait moins, c'est que Thierry Saussez devrait disposer d'une confortable enveloppe budgétaire pour 2009, travaille sur d'autres projets actuellement. Le gouvernement disposera ainsi d'ici le mois de décembre de sa propre Web-TV, où l'on «pourra y retrouver l'actualité du gouvernement en images, des conférences de presse, des dossiers». Coût du projet, qui devrait s'inspirer du site de l'Elysée ou de la NS-TV pendant la dernière présidentielle : 2 millions d'euros la première année, comme il l'avait confié au Parisien. «Nous ne serons pas en concurrence avec France Télévisions», avait également assuré celui qui voulait «faire buzzer les réformes»

A défaut d'être en concurrence avec le service public, le gouvernement pourrait tout simplement en occuper une partie de l'antenne…
Bref, à l'heure de la crise financière et désormais de ses effets sur l'économie réelle, une telle annonce est particulièrement déplacée.

Mais jusqu'où le gouvernement compte-t-il aller dans la surenchère de la communication? Après les arrangements entre amis dénoncés dès l'été 2007 par françois Bayrou, après le démentèlement du service public de la télévision, voilà que la propagande est en train de s'installée, sournoise et dangeureuse!

27.10.2008

Et pendant ce temps là, le déficit de la Sécu se creuse...

Nous sommes à l'été 2004...une "grande réforme" de l'assurance maladie est adoptée.

Objectif :ramener le régime général de la Sécurité sociale à l'équilibre en 2007. La cheville ouvrière en était Xavier Bertrand et le responsable des finances avait pour nom Nicolas Sarkozy.
Ajourd'hui, le gouvernement table, dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009 dont l'examen commence demain à l'Assemblée Nationale, sur un déficit de 8,6 milliards d'euros.

Mais pour ne pas qe le déficit n'apparaisse de façon trop criante, le gouvernement a eu recours a un nouvel artifice : un transfert de 26,6 milliards de dettes accumulées à la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades).

A quand, le transfert des fruits du bouclier fiscal sur le déficit de la Sécu?





"Un jour pour le verbe être"

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